lundi 28 septembre 2020

samedi 26 septembre 2020

Communiqué de presse GPclimat suite au Procès en appel de Renens

PRISE DE POSITION

 

Le verdict est tombé : les douze « tennismen criminels » ont été condamnés en appel pour avoir demandé, en novembre 2018 dans les locaux du Crédit Suisse, que Roger Federer intercède auprès de son sponsor afin qu’il abandonne ses investissements dans les énergies fossiles. Le légalisme est donc sauf, du-moins jusqu’au verdict du prochain procès en appel au Tribunal Fédéral.

En janvier, nous nous étions réjouis de la hauteur de vue du juge Colelough. Le fond avait prévalu sur la forme, l’éthique sur un juridisme dépassé.

A leur tour, les Grands-parents pour le climat condamnent sans appel ce second jugement qui envoie un signal déplorable face à l’urgence climatique.

Ne nous y trompons pas : dans cette affaire, nous sommes tous perdants. Les jeunes activistes du climat que nous soutenons luttent pour une cause qui dépasse de plusieurs années-lumière la défense d’un juridisme étriqué. Ils défendent la pérennité de la vie et du vivant sur terre. Ce n’est pas faire dans le catastrophisme que d’affirmer que l’effondrement de notre biosphère est déjà en cours et qu’il n’y plus une minute à perdre pour en atténuer les effets. Notre planète, peut-être unique dans l’univers, nous a accueilli en nous fournissant un climat propice à la vie sous toutes ses formes. Notre écrin a déjà trop souffert des décennies de déni et d’inertie.

Ce jugement vient conforter dans leur superbe ceux qui refusent le changement de nos comportements consuméristes toxiques.

Quand les freins institutionnels sont bloqués et que le droit aggrave l’urgence, la désobéissance civile pacifique (ludique dans le cas particulier) se justifie pleinement aux yeux non rivés sur le code pénal.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le capitaine Grüninger, commandant de la police de Saint-Gall, a sauvé plusieurs centaines de réfugiés juifs de la mort causée par les persécutions nazies grâce à de faux papiers. Sa désobéissance civile lui a valu d’être suspendu de ses fonctions et de perdre ses droits à sa pension. Il ne sera réhabilité à titre posthume qu'en 1993 ; les juges corrigeront une application mal comprise de la loi et légitimeront la désobéissance civile. S’ils pouvaient être entendus, les activistes du climat contribueraient à sauver d’innombrables vies, à condition d’appliquer les mesures adéquates maintenant.

Les Grands-parents pour le climat seront présents pour soutenir les prévenus lors du jugement au Tribunal Fédéral et même à Strasbourg s’il le faut.

 
Le comité

----------------------------------------------------------------------------- 

L’ouverture du procès dans la presse : 

Autres articles sur le procès  de janvier : 

vendredi 4 septembre 2020

génération, sep 2020 : L'engagement écologique, une source de bien-être pour les seniors?

     septembre 2020   de  Frédéric Rein



Les plus de 50 ans sont très nombreux à prendre part aux manifestations ou à agir en faveur du climat. Des chercheurs de l’Université de Genève ont entamé une étude afin de savoir si ce combat induit un mieux-vivre.

Elles déferlent dans nos villes comme autant de petits tsunamis qui prennent leur force dans une urgente nécessité de changement. Les manifestations en faveur du climat demandent, d’une même voix, qu’on lutte activement contre le réchauffement de la planète. Dans ces bains de foule se mélangent jeunes et retraités (lire les témoignages), qui semblent ne jamais avoir été aussi unis dans leurs combats.

« On assiste à un vrai changement, car les seniors, qui ont un rôle majeur à jouer dans le cadre de cette phase de transition énergétique, envisagent  désormais de descendre dans les rues pour manifester, comme on l’a vu pour la question des retraites, explique la Dr en sciences politiques Jasmine Lorenzini, chercheuse à l’Université de Genève. Il s’agit là d’un nouveau répertoire dans leur champ d’actions qui pourrait se généraliser. D’autant plus que la crise du coronavirus a montré que la population, y compris les aînés, affichait une volonté de changer son mode de vie sur le long terme, qui pourrait se transformer en engagement, au-delà de cette pandémie.




Lire l'article sur magazine en ligne « generation-plus.ch »      < ICI >

Pour vos dossiers une version PDF téléchargeable 
avec les deux témoignages de membres GPclimat     < ICI >



lundi 3 août 2020

Migros magazine, "Les mamies montent aux barricades", avec interview de Laurence Martin

A la une du Migros Magazine du 3 août 2020

« "Les mamies montent aux barricades »


Militantes à vie
Parfois à la retraite depuis longtemps déjà, certaines femmes continuent néanmoins à mener le combat. Que ce soit pour la protection des personnes âgées, l’égalité des genres, l’environnement ou encore les chats.

Texte: Véronique Kipfer, Patricia Brambilla, Alain Portner
Photos: Niels Ackermann

Elles ont septante, huitante, voire plus de nonante ans. Mais à l’âge où certaines femmes aspirent à une vie moins trépidante, elles continuent pour leur part à lutter avec détermination pour leurs convictions et leurs idéaux. Quitte à descendre dans la rue, brandir des pancartes et interpeller les autorités pour mieux se faire entendre. Parfois désireuses de mener leur combat de manière indépendante, parfois membres d’associations et de groupements qui leur assurent une plus large tribune, quantité de grands-mamans luttent ainsi au quotidien pour un avenir plus lumineux.

Que ce soit pour leurs contemporains, la société en général ou leurs petits-enfants. «Les associations de retraités se développent au tournant des années 1980, explique Alexandre Lambelet, professeur à la Haute École de travail social et de la santé (HES-SO) à Lausanne, spécialiste des questions liées
à la vieillesse et à la socialisation des personnes âgées et auteur de l’ouvrage Des âgés en AG*. C’est une époque où on a le sentiment que les questions matérialistes sont à peu près réglées, on a par exemple le système des trois piliers en Suisse. La période où les personnes âgées étaient les plus pauvres est un peu dépassée et, en parallèle, des seniors …

Lire la suite avec l’interview de cinq militantes  < ICI >


 


Lire l’interview de Laurence Martin,

co-présidente des « Grands-Parents pour le climat   < ICI >

mercredi 17 juin 2020

24H Courrier des lecteurs : Environnement - Les président(e)s, le climat et la loi sur le CO2

       15 juin 2020

Environnement

Les président(e)s, le climat et la loi sur le CO2 


Le 5 juin, les président-e-s suisse Simonetta Sommaruga, allemand Frank-Walter Steinmeier et autrichien Alexander Van der Bellen ont publié dans «24 heures» une réflexion intitulée «Nous avons besoin d'une politique climatique pour la population et pour l'économie». C'est une nouvelle peu banale. Cette prise de position émane des sommets de nos trois pays et de ce que l'on attend de chefs d'État assumant leur rôle de guides démocratiquement élus. Il faut se réjouir de la hauteur prise par nos dirigeants pour viser un horizon politique transfrontalier ambitieux et courageux.

Car l'urgence climatique et environnementale exige de sérieux et prompts changements de comportement de la part autant des citoyens que des politiques. Ambitieux car ces mutations impliquent de nos autorités une action pédagogique plus persuasive que celle mise en œuvre lors de la crise covidienne, pour relever de plus gigantesques défis et assurer aux générations suivantes une planète encore viable. Courageux parce que cette posture engage à contrer l'inertie de forces politiques du passé, souvent assujetties aux lobbies plaçant leurs propres intérêts avant ceux de la population, jouant du prétexte des conséquences de la pandémie pour refuser d'innover. Parce qu'il faut aussi changer d'attitude face à la surconsommation, productrice de pollutions et de déchets à profusion, corollaire d'une croissance illusoirement sans limites.

La révision affadie de la loi sur le CO2 montre qu'une majorité de nos édiles continue à tergiverser et peine à passer du nuisible au bénéfique, du superflu au nécessaire, du quantitatif au qualitatif. À la société civile de se mobiliser pour approuver cette loi, même imparfaite, lors du référendum voulu par la droite climatosceptique. Nos trois président-e-s ont encore du pain sur la planche.

Dr Alain Frei,
Le Mont-sur-Lausanne